J'aime pÔ les pamplemousses qui giclent -_- !

la boîte noire

le 04/11/2006 à 22h30

Ça commence sur les chapeaux de roue. Le spectateur se trouve dans l’habitacle d’une voiture lancée à tombeau ouvert sur une route de campagne. Ces quelques secondes paraissent interminables. Jusqu’à ce que la voiture dévisse et percute un cycliste de plein fouet. C’est à ce moment-là qu’Arthur Seligman (José Garcia) se réveille. Mal en point. Dans un hôpital, qu’on apprendra être celui de Cherbourg un peu plus tard. Victime d’un accident de voiture, a-t-il pour autant tué un innocent enfant comme son subconscient semble le lui avoir indiqué ?

Ce qui est sûr, c’est qu’Arthur, même si sa vie n’est plus en danger, souffre d’une grave amnésie. La belle infirmière Isabelle (Marion Cotillard) va l’aider à remettre de l’ordre dans sa tête en lui remettant une sorte de carnet dans lequel elle a consigné toutes les paroles, a priori incompréhensibles, que l’accidenté a prononcées durant son sommeil. Mais le travail est immense car, à la base, Arthur ne comprend même pas pourquoi il circulait sur cette route cherbourgeoise.

Commence alors une autre phase très pénible pour un homme qui ne sait plus du tout à quel saint se vouer. Comme si la réalité se dérobait sous ses pieds. Il a beau faire des efforts incommensurables, il donne l’impression de pouvoir basculer à tout moment dans la folie. Au fil des jours, il acquiert toutefois la certitude que sa boîte noire, son subconscient, en fait, tente de le remettre sur la piste d’un passé dramatique qui le vit perdre son frère dans des circonstances particulièrement tragiques. Arthur s’en est toujours voulu d’avoir survécu. Ce qu’on lui a toujours « vendu » comme un accident en était-il vraiment un ? Le miraculé de la route en doute de plus en plus fortement. Et si c’était, précisément, à cet endroit-là, que sa boîte noire voulait l’emmener ? Et, si oui, pourquoi ?

Disons-le tout de go, Richard Berry a signé une réussite avec La Boîte noire. Son atmosphère inquiétante, ses tons gris, son cheminement lent et inattendu rendent l’ensemble particulièrement original et surprenant. Cerise sur le gâteau, José Garcia est une nouvelle fois excellent dans une composition sombre. Le comédien avait radicalement changé de registre avec Le Couperet, de Costa-Gavras. Après avoir été abonné des lustres aux rôles de comique déjanté, il prouvait, un peu contre toute attente, qu’il avait l’étoffe d’un vrai (anti-)héros de films noirs. A la vision de La Boîte noire, on se demande même comment il pourrait de nouveau nous faire rire, tant il est crédible en amnésique à la recherche de son passé le plus lointain
.

De plus ce film est tiré d'un livre tony Benacquista ,auteur que j'apprécie notammment son livre "Malavita ".

Commentaires

Par shilinguette le 26/11/2006 à 12h14

Mon dernier coup de coeur qui m'a fait penser à toi! Babel, du réalisateur de "21 grammes" et "amours chiennes" avec le même acteur vedette(euh, je crois que son nom c'est machin Bernal :/). Très humain, profond, une merveille. A voir absolument!!! Seul hic, il faut aller en ville (VO oblige!). Rive gauche pour info!
biz



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